La valise diplomatique
« Régimes spéciaux » ou défense des droits sociaux ?
Après avoir utilisé la « technique du salami » pour attaquer tranche après tranche le droit à la retraite après trente-sept années et demi de cotisations (d’abord les salariés du privé, puis les fonctionnaires, enfin les « régimes spéciaux »), le gouvernement et le patronat se préparaient à imposer quarante et une puis quarante-deux années de cotisation.
Il suffirait, pensait-on, d’invoquer les perspectives de « faillite » (ainsi que le fit, le 21 septembre, le premier ministre François Fillon), ou l’urgence, ou l’ « équité » entre salariés.
Comme si la pénibilité des tâches (travail de nuit, effort physique, exposition aux produits toxiques et aux intempéries) ou l’espérance de vie étaient « équitables » entre un conducteur de train de fret ou un agent d’EDF et un ministre des cultes. Comme si la première urgence du gouvernement n’avait pas été de réduire massivement — et assez peu équitablement — quelques-uns des impôts acquittés par les contribuables les plus fortunés
M. Nicolas Sarkozy était vraisemblablement disposé à engager une épreuve de force « à la Thatcher » en substituant les cheminots français aux mineurs britanniques(...)
* Alors que l’exonération de cotisations sociales des « stock options » fait perdre 3 milliards d'euros par an (soit le tiers environ du déficit actuel), leur imposition vient d’être reportée à 2012 par le Parlement.
Le MOnde Diplomatique
17/11/07 - 11:05
atention,les régimes TRES spéciaux des militaires, pourtant fortement onéreux, n'ont pas été abordés...
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